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Bonne année du chien à tous!

March 2, 2018

Après une barque, un taxi, un passage de frontière, un mini-van, un tuk-tuk, un bus, un ferry et un pick-up, nous voilà sur l’ile de Koh Chang! Bienvenue en Thaïlande!

 

Dès la frontière franchie, nous sentons bien que nous sommes dans un autre pays. Première différence qui saute aux yeux : il n’y a plus tous ces déchets qui jonchent les fossés le long des routes. Bon, ne rêvons pas non plus, il y a bien du plastique en tout genre, bouteilles, sacs, barquettes...etc., mais au moins on ne voit plus ces sacs poubelles entiers balancés par les gens et éventrés par les chiens (ou les rats...). C’est presque propre.

Ensuite nous retrouvons tout un tas de commerces dans les villes dont nous avions complètement oublié l’existence depuis des mois (et dont l’utilité, je dois dire, me dépasse un peu parfois...) : des supermarchés, des concessionnaires auto, des toiletteurs pour chiens, des bars à ongles...

Bref, la Thaïlande n’est pas le Cambodge ni le Laos. Le tourisme y est rodé, les transports organisés, l’offre hôtelière à la hauteur. Les prix sont affichés, peu de place à la négo, pas de mauvaise surprise, pas d’entourloupe. Les Thaïlandais sont sympas, prêts à aider et à renseigner, la plupart avec le sourire. Bref la Thaïlande, c’est « easy»!

 

Sur notre ile, qui est en fait immense, montagneuse et pleine de végétation, nous profitons de la plage et nous faisons une semaine de farniente. Même dix jours en fait, car nous sommes tellement bien ici que nous prolongeons un peu notre séjour. Nous faisons descendre le rythme, nous testons les massages, nous bullons...

 

 

Bon, nous faisons aussi un peu de kayak vers les iles au large, un peu de snorkling, un peu de nage, un peu de boxe thaï..., on ne reste jamais oisifs très longtemps...! Sur le bateau qui nous emmène en excursion, Gabriel trouve une canne à pêche et est le plus heureux des enfants (mais d’où lui vient cette passion pour la pêche je vous le demande!?). Anatole s’émancipe définitivement dans l’eau, nage sans avoir pied et saute de 5 m de haut (j’en aurais fait autant si on m’avait poussée...).

 

 

Nous préparons aussi la suite du voyage (car les USA se profilent au bout de la semaine), Martial doit agendé un paquet de visites et de rendez-vous, il y a des start-ups à tous les coins de rue à San Francisco. Le rythme va changer dans peu de temps je le sens...

 

Sur notre ile toujours, nous nous trouvons une petite cantine pas loin de notre hôtel, et nous tombons amoureux de la cuisine thaïlandaise. Les currys y sont divins et les pad thaï à tomber par terre. On y mange pour moins de 10€ à quatre, on y va midi et soir, on a nos habitudes, on se régale, on en redemande, on ramènerait bien la mama cuisto avec nous dans nos sacs à dos!

 

 

Nous nous « goinfrons » aussi de fruits, mûrs et goutus. Les mangues, les ananas et les fruits de la passion gagnent haut-la-main sur le podium. Ils agrémentent systématiquement nos déjeuners et nos encas sur la plage. Un bon prétexte pour prendre un gouter à 4h! (J’ai toujours aimé les petits gouters moi). Bref, une cure de fruits et de vitamines, rien de tel avant le retour du froid!

 

 

 

 

C’est donc requinqués et reposés que nous partons pour Bangkok passer nos 3 derniers jours en Asie.

La température monte encore d’un cran (forcément quand on n’a plus la mer a proximité). Bangkok est une ville gigantesque, autant d’habitants y vivent que dans toute la Suisse; Gabriel n’arrive pas à y croire! Nous n’en verrons qu’une infime partie, tout abrutis par la chaleur que nous sommes. En arrivant, je suis choquée par l’impact visuel de la publicité, dont j’avais aussi complètement oublié l’existence. La pub est partout, sur les murs, les buildings, les clôtures. Les panneaux publicitaires, lumineux 24h/24, sont géants; il semble qu’il n’y ait aucune réglementation pour limiter leur taille. Les plus grands doivent bien faire 30m de long sur 6m de haut. La pollution visuelle est omniprésente, presque agressive. Dans quel monde vivons-nous?!

 

 

 

A Bangkok, nous visitons le palais royal, qui est immense et envahi de touristes. Le coup d’œil vaut néanmoins le coup, les temples sont impressionnants, les dorures éclatantes.

 

Nous découvrons les bateaux-bus, qui circulent sur les canaux/rivière de la ville et qui ont la bonne idée de vous extraire du trafic infernal et des embouteillages sans fin. Ils ont aussi le mérite de vous montrer l’envers du décor, loin des belles artères ripolinées de la ville. On aperçoit des tas de bicoques faites de bric et de broc, quelques tôles, quelques planches, une colonie de rats qui s’amusent dans un parking. Les taudis jouxtent les beaux hôtels. Bangkok est certes développé, mais ce n’est pas Singapour non plus!

 

 

Enfin, cerise sur la gâteau: Chinese New Year! Notre dernière soirée sera festive, nous célébrons l’année du chien!

Nous rejoignons Chinatown en fin d’après-midi et commençons à déambuler dans les rues (fermées à la circulation pour l’occasion), au milieu des centaines de stands de nourriture et des milliers de personnes qui ont eu la même idée que nous. La foule est dense. Des lanternes rouges sont allumées un peu partout, ça sent la friture et les durians. Attention aux hauts-le-cœur!

 

 

 

Au bout d’un moment, on nous demande de nous ranger sur le côté et on nous parque derrière des barrières. Tous les gens sont ainsi entassés sur les trottoirs, laissant libre la grande avenue principale. On se doute qu’il va s’y passer quelque chose. On espère un défilé de dragons et autres bestioles du genre. L’attente est longue, très longue, très très longue... Nous sommes coincés à droite et à gauche par des milliers de gens qui attendent comme nous, nous nous asseyons par terre, prenant notre mal en patience. En face de nous, pile en face de l’autre côté de la rue, on se doute qu’il se trame quelque chose de spécial. Un beau banquet est aménagé, un pupitre est avancé, de belles hôtesses en uniforme répètent une espèce de révérence /courbette genou à terre, un tapis est posé et épousseté, un marchepied (pour descendre /monter dans une voiture?) est déposé pile poil devant nous. Mais qui attendons-nous?

Au bout de deux heures d’attente, oui j’ai bien dit 2h!, la foule s’agite, la clameur monte. On voit apparaitre sur notre droite une délégation dont un homme semble être le centre. Les gens le saluent à son passage en inclinant la tête, il sourit et sert autant de mains qu’il peut au passage. C’est le bain de foule version thaï. Puis il s’arrête, là, juste devant nous. A moins d’un mètre. Visiblement il attend un deuxième cortège qui arrive derrière lui. En attendant, il aperçoit nos fistons qui sont au premier rang et s’approche d’eux. Pendant que tout le monde l’acclame et le prend en photo, il discute avec nos enfants: « How old are you? Where are you from? How long are you staying in Thailand? ». Puis il lève le regard et s’adresse à nous: « Where are you staying? ». In Bangkok! « Yes but which hotel? ». J’ai bien cru qu’il voulait nous inviter chez lui! A ce stade nous n’avons toujours aucune idée de qui il s’agit...

Puis un deuxième cortège arrive, précédé par une deuxième vague d’acclamation. Une femme s’approche, tout le monde se courbe. Elle salue de la main, les photos sont strictement interdites par un service d’ordre qui nous le fait bien comprendre. Elle fait quelques sourires, reste là quelques minutes puis, au bout d’un moment, monte dans la voiture garée juste devant le marchepied déposé tout à l’heure. L’homme la suit dans une autre voiture, et tout le cortège, service d’ordre et délégations officielles disparaissent sur notre gauche... Les thaïlandais dans la foule autour de nous sont surexcités, ils n’en reviennent pas! Ils s’échangent les photos qu’ils ont réussi à prendre. Nous, de notre côté, l’air de rien, faisons une petite recherche sur Wikipedia, discrètement...

Nous découvrons que nos enfants ont discuté avec Prayut Chan-o-cha, le premier ministre autoproclamé qui gouverne ce pays d’une main de fer après avoir pris le pouvoir par un coup d’état militaire il y a 4 ans. Bref, le dictateur thaïlandais, c’est lui... A sa suite, nous avons donc salué Maha Chakri Sirinhorn, princesse de son état et sœur du roi de Thailand. Le clou!

 

 

Les garçons diront: « On a attendu DEUX heures pour discuter UNE minute avec le premier ministre et voir une PINCESSE!? Bah ça valait pas le coup! » (Petite pensée quand même pour les dizaines de milliers de gens qui ont attendu 2h derrière les barrières et n’ont absolument rien vu).

 

Nous finissons la soirée malheureusement sans dragons.... La parade aura bien lieu, mais trop tard étant donné notre réveil matinal du lendemain pour prendre notre avion. Les trois hommes de la famille décident quand même de fêter le nouvel an chinois à leur façon et de gouter quelques insectes un peu bizarres. « Les criquets c’est bon, on dirait des chips! ». Mais le reste n’a apparemment pas de succès. Moi je passe mon tour.... J’ai bien fait: la blatte que Martial a mangée lui donnera une bonne intoxication alimentaire pendant tout le trajet du lendemain... Mmmm, de quoi passer un bon vol!

 

Nous décollons pour un nouveau continent sans vraiment y croire. Voilà 3 mois 1/2 que nous sommes en Asie, et plus de 6 mois que nous sommes en route. La Californie nous attend. Le choc risque de ne pas être que thermique...!

 

 

 

 

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