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Le plastique c'est fantastique!

February 20, 2018

Après Phnom Penh, nous hésitons sur la route à suivre. Nous devons être dans trois semaines à Bangkok pour prendre notre avion pour les USA et nous ne savons pas trop par quel chemin y aller. Nous optons finalement pour longer la côte et profiter un peu de la plage.

 

A Kampot, qui n'est en fait pas au bord de la mer mais plutôt sur la rivière, nous dormons dans une cabane dans les bois le long de la rivière. Paisible. Nous réalisons que notre "poivre Kampot" que nous avons dans notre poivrière chez nous vient d'ici! Qu'à cela ne tienne! Nous allons visiter une ferme de poivre. Visite très intéressante de "La Plantation" où nous apprenons que les poivres vert, noir, rouge ou blanc proviennent en fait de la même plante. Le poivre vert est cueilli avant d'être mûr, le noir est cueilli vert puis est bouilli et séché, le rouge est cueilli mûr, le blanc est cueilli rouge puis sa peau est enlevée. Il y a aussi le poivre long, que je ne connaissais pas. On déguste tous ces poivres un par un, on compare, et on sort la bouche en feu! Dans la nature, les plants de poivre sont des plantes qui s'enroulent et s'entortillent autour de troncs d'arbres beaucoup plus grands. Ici c'est autour de pieux qui font 4 mètres de haut. On se promène dans ces mini-champs-forêts, et au passage, on découvre aussi comment poussent les ananas, les fruits de la passion, les fruits du dragon... La Plantation ne fait pas que du poivre. Papayers, manguiers, piments font eux aussi partie des cultures.

 

 

 

 

Après un petit tour en kayak sur un bout de rivière jonchée de plastique et de détritus..., nous partons pour quelques jours pour Otres Beach, qui cette fois, comme son nom l'indique, est bien au bord de l'océan. La plage est longue, interminable, belle, bordée d'arbres, le sable est fin, la mer chaude. Mmmmm, pas mal! On trouve même un petit bar, et on profite du Happy Hour pour se faire un petit cocktail au coucher du soleil. On n'est pas bien là?!

 

 

 

Le retour à l'hôtel est plus cocasse. Le petit village où sont tous les hôtels et les restaurants se situe à l'arrière de la plage, dans les terres, à même pas 800m à vol d'oiseau. Sauf qu'il n'y a pas de route directe pour y aller, car des énormes parcelles privées, entourées de beaux murs de 4m de haut, séparent la plage du village. La route fait donc un gros détour, 2 km à peu près. Voyez la logique !

Bref, nous on se dit qu'on va bien réussir à se faufiler à pied, il doit bien y avoir un passage. Au moins pour les piétons !

Nous passons donc un portail (ouvert, on n'enfreint aucune loi !), et empruntons un petit sentier à travers les herbes hautes. Le chemin est clair, visiblement emprunté, on est sur la bonne voie! Le mur qui encercle la parcelle se rapproche, et on voit bien le problème : aucune brèche, aucune porte qui pourrait permettre de passer. On continue quand même, intrigués. Il doit bien aller quelque part ce chemin !

Au bout d'un moment : cul de sac, le chemin s'arrête net au pied du mur. Qu'à cela ne tienne ! Les locaux, pas idiots, ont installé une échelle. A chaque problème sa solution ! On nous met un mur ? Nous, on met une échelle ! On grimpe sur notre mur de 4m, on trouve (ouf !) une autre échelle pour redescendre de l'autre côté, et hop notre sentier continue de l'autre côté comme si de rien n'était... Étonnant quand même ! On verra plus tard que ces hauts murs qui délimitent des énormes parcelles cheminent tout le long de la côte. Visiblement, le droit de passage n'est pas une notion connue ici...

 

 

 

Le lendemain nous partons faire un tour en bateau sur les petites îles alentours. Le paysage est beau, les îles sont recouvertes de jungle et les plages de sable blanc sont bordées de cocotiers. Idyllique ...! Sauf que notre arrêt pique-nique sur l'une d'entre elles nous donnent vaguement l'impression de manger dans une décharge.  Bouteilles, canettes, plastiques, sacs poubelles entiers éventrés par terre... Le tableau n'est pas beau à voir... 

 

 

 

En rentrant sur la côte, nous discutons avec la propriétaire du bateau. Elle nous confirme ce que nous avions déjà constaté au Cambodge: les chinois sont partout. A Sihanoukville, la ville à 8 km d'ici, ils ont déjà construit pas moins de 47 (!) casinos, et au vu du nombre de grues que nous avons aperçues, ils ne comptent pas s'arrêter là. Ils achètent les terrains et débarquent avec leurs engins de chantier, leurs matériaux, leurs ouvriers. Tout vient de Chine. Une fois leurs "resorts" ou casinos construits, ils emploient une main d'œuvre 100% chinoise pour faire tourner ces mastodontes. Puis ils débarquent par cars entiers pour visiter le pays, avec une agence chinoise et des guides chinois. Bref, pas un centime de ce qu'ils dépensent ici ne profite à l'économie locale... Et notre cambodgienne sur la plage n'apprécie pas et nous le dit haut et fort ! Sans compter qu'ils viendront bientôt en train. Eh oui, comme au Kenya, les chinois sont en train de construire un train qui va depuis la Chine jusqu'à Singapour. La voie ferrée passe par le Laos, le Vietnam, le Cambodge, la Thaïlande et la Malaisie. Moi je vous le dis tout de go : à ce rythme-là, dans quelques années, les chinois seront aux commandes de la planète. 

 

Sur le chemin du retour, nous retrouvons notre échelle et croisons à peu près 550 sacs poubelles éventrés. En fait il y en a partout ; c'est une récurrente au Cambodge. Plus que dans les autres pays il nous semble. Du plastique, du plastique, du plastique... Chose qui nous dépasse complètement : les locaux semblent ne pas les voir. Ils font à manger, promènent leurs enfants et vivent au milieu des détritus. Le problème n'existe pas. Avant, leurs emballages étaient constitués de feuilles de bananiers, ils les jetaient dans la nature et tout se dégradait rapidement. Aujourd'hui, les habitudes n'ont pas changé. Les gens continuent à jeter ce dont ils n'ont plus besoin dans la rue, dans la rivière, dans la mer. Sauf que le plastique, ce matériau magique signe du progrès du XXème siècle, est une plaie. Jeté dans la nature, il mettra jusqu'à 1000 ans pour se décomposer. A peu près l'âge des temples d'Angkor ! Vous imaginez ?! Certes les gens ici n'ont aucune conscience du problème et ne font rien pour l'enrayer. Mais les grandes firmes de l'agro-alimentaire ont une responsabilité énorme ! Quand vont-elles enfin se préoccuper du problème ? Quand vont-elles enfin proposer des emballages respectueux de la nature ? A quand la bouteille de Coca ou la boite de Nescafé biodégradables ?  

 

 

 

Après Otres Beach, nous continuons vers l'est et allons nous perdre trois jours dans la jungle, sur la rivière Tataï. Ce sera notre dernière étape au Cambodge.

Kayak sur la rivière pour voir les cascades, séances d'école entrecoupées de baignades, observation de nos amis les geckos, pluie aussi... remplissent nos journées.

 

 

 

Voilà… Le Cambodge, c'est déjà fini. Nous avons aimé le sourire des Khmers, le "fish amok" et les temples. Nous avons été marqués par l'histoire de ce pays et impressionnés par la bienveillance de ses habitants. Les Cambodgiens, malgré leur histoire traumatisante et les millions de touristes qui envahissent leur pays, sont avenants, souriants, accueillants. Respect ! 

 

Pour la suite, nous mettons le cap sur la Thaïlande. Direction Bangkok. En passant par le chemin des écoliers!

 

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