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October 24, 2017

L'Ouganda est vert, tellement vert!

Nos pérégrinations ougandaises nous amènent dans l'ouest du pays, aux limites des frontières avec le Rwanda et la République démocratique du Congo. Ce qui revient, depuis Kampala, à traverser une bonne partie du pays. A bord d'un minibus conduit par Emmanuel, nous filons vers le lac Bunyonyi, première étape de notre périple. Une fois sortis de Kampala, la circulation se calme, la route est "presque" bonne, les bodas-bodas sont omniprésents. Le paysage est vert, avec des bananiers et des plantations de thé dans toutes les directions. Les bords de la route sont vivants avec toujours beaucoup de monde, des vaches aux cornes énormes, des marchands de rolex, de légumes, de matelas ou de lits superposés (gros succès les lits superposés ici!).

 

 

Nous franchissons la ligne de l’Équateur, ce qui nous vaut le privilège de vérifier que l'eau qui s'écoule dans un siphon dans l'hémisphère nord ou dans l'hémisphère sud ne tourne pas dans le même sens. Véridique, expérience à l'appui! Nous le voyons de nos yeux, et c'est finalement assez étonnant de constater à quel point cela marche à tous les coups, alors que nous ne sommes distants de l'équateur que de 3 mètres...!

 

 

 

Arrivés au bord du lac Bunyonyi après une bonne journée de transport, nous soufflons dans une guesthouse un peu rustique. Le paysage est beau, le lac reposant, la vue imprenable. On est seul et on est bien. Nous partons pour 3 jours de canoë/rando sur le lac. Deux pirogues creusées dans des troncs d'eucalyptus nous servent de moyen de locomotion, une pour les bagages avec Abraham qui pagaie, une autre pour nous 4 avec Owen notre guide et Derrick qui pagaie. En fait tout le monde pagaie au gré de ses envies, y compris les enfants qui adorent mettre la main à la pâte. Nous parcourons le lac de long en large, nous arrêtons pour pique-niquer sur certaines îles,  dormons chez l'habitant sous la tente, randonnons sur le sommet alentours à 2500m. C'est beau et relaxant, loin du chaos de Kampala. 

 

 

Le lac est magnifique, avec des centaines d'îles et des côtes très sinueuses et montagneuses qui plongent dans l'eau. Tout est cultivé en terrasse, des rives jusqu'aux sommets. La palette de vert est infinie. L'Ouganda compte plus de 40 millions d'habitants, pour une superficie de 240 000 km2. Autant dire les deux tiers de la population française dans moins d'un tiers de sa surface. C'est serré! Du coup, pour nourrir tout ce monde, chaque m2 de terrain est cultivé, entrainant une déforestation à outrance. On en constate les méfaits en observant de nombreuses  coulées de boue un peu partout sur les pentes du bord du lac, suite aux grosses pluies de la semaine dernière. Le village voisin déplore une douzaine de morts. Tragique.

 

 

Ici tout pousse. Sur une même parcelle on trouve mélangés des bananiers, du manioc, des haricots, des fruits de la passion, des patates et des avocatiers. Ça c'est de la permaculture! Aucun engin n'est disponible pour travailler la terre, aucun bétail non plus. Les gens passent leur journée du matin au soir à bêcher à la force de leur bras. Ils mangent ce qu'ils récoltent, et vont vendre le surplus sur le marché local. Voilà leur seule source de revenus. Ils habitent là depuis qu'ils sont nés, depuis des générations en fait. La vie comme il y a 100 ans chez nous il nous semble...

Les enfants vont à l'école, parfois. Ils travaillent aussi dans les champs pour aider. Pendant notre rando ils nous accompagneront bien souvent sur quelques kilomètres, pied nus et en guenilles, en nous disant "How are you?" toutes les 2 minutes. Ils voudront tous toucher Anatole, qui les intrigue particulièrement, avec sa peau bien blanche et ses 6 ans.

 

 

 

Mama Bena, qui nous accueille le premier soir, habite sur les hauteurs au bout d'une péninsule avec sa "famille" au sens large. Pas d'électricité (juste un panneau solaire installé l'année dernière qui alimente quelques ampoules: une petite révolution), pas d'eau non plus (celle du lac directement). Le bout du monde... Nos enfants font une partie de foot avec les nombreux enfants de la maison, nous sommes invités à boire une potion amère à base de sogam (plante locale) en compagnie des adultes, nous soupons autour d'un feu de camp du matoke (purée de bananes), des patates douces , des haricots et de la sauce aux cacahouètes. Gabriel en reprendra 3 fois! 

 

 

 

Le deuxième soir nous dormons chez Tom, toujours sous la tente, au milieu des bouses de vaches et des coqs qui nous réveillent dès 5h. Tom habite sur une des nombreuses îles; on se croyait au bout du monde hier soir, en fait nous y sommes ce soir! Chez Tom, la soirée se passe aussi au coin du feu avec des chants traditionnels locaux, le petit dej est délicieux avec chapatis et miel local. Il y a même du nutella pour les enfants. Ils ne veulent plus repartir!

Cette vie simple chez l'habitant nous plait; les gens que nous rencontrons sont accueillants et souriants, curieux aussi de nos modes de vie européens.

 

 

 

Après le lac Bunyoni et ces trois jours enchanteurs, nous remontons un peu au nord pour faire une étape dans la forêt impénétrable de Bwindi. Cette forêt pluvieuse primaire abrite quelques 350 gorilles des 700 restants sur toute la planète. Les touristes y viennent donc pour "traquer" le gorille, petite activité bien sympathique mais qui coûte quand même 600$ par tête de pipe (et au passage qui est interdite au moins de 15 ans). Autant dire que ce n'est pas pour nous. Nous faisons malgré tout étape ici, avec l'idée d'aller faire une petite rando dans cette jungle tropicale magique qui a plus de 25 000 ans. Au final, la forêt est dense, belle et impressionnante; mais nous sommes un peu déçus par tout le reste. Notre guide (obligatoire pour toute marche en forêt) ne nous apprend rien d'intéressant, le coût d'entrée dans le parc est loin d'être négligeable (40$ par adulte), les cascades n'ont rien d'extraordinaires et les relations avec les locaux sont tout simplement faussées (normal quand la plupart des blancs qu'ils croisent ont payés 600$ pour passer 1h avec les gorilles....).

 

Nous continuons donc notre route en repartant un peu plus au Nord. Le lendemain nous serons dans la parc Queen Elizabeth, pour aller traquer d'autres animaux. A suivre très bientôt!

 

 

 

 

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